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La contestation europénne s’organise et s’amplifie…

La contestation europénne s'organise et s'amplifie... dans PS non12032009  » Les élections européennes : une chance pour la démocratie dans le Parti « 

PETITION A SIGNER ! ICI !

Les adhérents de notre Parti sont appelés à s’exprimer sur les listes aux élections européennes dans quelques jours.

S’exprimer : oui ! Mais ni choisir, ni décider !

Les listes qu’on nous présente ont été élaborées par quelques camarades de la direction, souvent juge et partie.

C’est cette méthode que nous voulons aujourd’hui dénoncer.

Nos désaccords portent sur des aspects essentiels qui nous semblent seuls, pouvoir fonder la légitimité de notre parti dans l’opinion publique et lui permettre d’être une force d’alternance au pouvoir actuel :

1 – Une absence de concertation réelle avec les territoires, leurs élus, leurs responsables. Il y a eu, certes, partout des réunions interrégionales où les vœux des fédérations ont été exprimés. Mais on n’en a tenu aucun compte !

2 – Un effarant mépris de toute considération européenne et de la place qu’occupent désormais les législations européennes dans nos législations nationales et la vie quotidienne des Français.

3 – Un choix des candidats sans analyse du bilan réel, du poids politique et de l’investissement européens des députés sortants, sacrifiant par là même nos possibilités d’influence au sein du Parlement. Et on ne peut que s’étonner que notre Président de délégation n’y ait pas été associé.

4 – Une composition des listes basées sur l’unique appréciation des dirigeants nationaux des courants sans que ces derniers n’aient aucunement pris l’avis de leur base.

5 – Un mépris total de l’implantation locale des candidats et de leur capacité à convaincre des électeurs quand la crise économique déboussole et peut conduire, soit vers d’autres choix politiques, soit vers l’abstention.

6 – Une rénovation renvoyée aux oubliettes, alors qu’elle a été au cœur des débats du congrès et qu’elle est indispensable pour nous permettre de gagner demain.

De tels arrangements pour la constitution des listes affaiblissent notre combat pour l’Europe, affaiblissent la gauche face à la droite, nous discréditent au sein de l’opinion publique.

Les signataires de ce texte, ont des parcours différents, appartiennent à des courants divers. Mais, ensemble, nous refusons des listes qui résultent d’une démarche totalement erronée, qui bafouent la démocratie dans notre parti, qui sont un défi au sens de la responsabilité, à l’engagement européen, au simple respect des militants qui font vivre notre parti au quotidien.

Voilà pourquoi si ces listes étaient maintenues en l’état, nous vous appelons à les rejeter, que ce rejet se manifeste par un vote contre ou le refus de participer à ce qui n’est qu’une parodie de démocratie !

Chers camarades, nous avons tous dit notre volonté de changer !

Le moment est venu de le faire !

Les premiers signataires :

Est

François PATRIAT, Président, Conseil Régional Bourgogne
Pierre PRIBETICH, Député européen, Bourgogne et Franche-Comté
Claude-Anne DARCIAUX, Députée Côte d’Or
Christophe SIRUGUE, Député-maire Chalon sur Saône
Martial BOURQUIN, Sénateur-maire Audincourt
Safia OTOKORE, Vice-Présidente, Conseil Régional Bourgogne
René-Pierre SIGNE, Sénateur, Nièvre
Alain BILLARDON, Ancien Ministre, Maire du Creusot, Nièvre
Christophe WARNANT, Secrétaire de Section, Nevers

Sud-Est

Jean-Jack QUEYRANNE, Président Conseil régional Rhône-Alpes
Gérard COLLOMB, Sénateur-Maire Lyon Président Grand Lyon
Najat VALLAUD-BELKACEM, Secrétaire Nationale PS
Jacky DARNE, 1er Secrétaire fédéral Rhône
Claire DONZEL, 1ère Secrétaire fédérale, Haute Savoie
Luc LEVERT, Secrétaire fédéral, Isère

Sud-Ouest

Vincent FELTESSE, Président, Communauté urbaine Bordeaux
Philippe MADRELLE, Sénateur, Président du Conseil Général de Gironde
Gilles SAVARY, Député européen
Pascale GOT, Députée de la Gironde

Michèle DELAUNAY, Députée de la Gironde


Ouest

Bernard POIGNANT, Maire, Député européen Quimper
Jean-Yves LE DRIAN, Président Conseil régional Bretagne
Danielle BOUSQUET, Députée des Côtes d’Armor

Centre

Alain RODET, Député-maire Limoges
Jean-Paul DENANOT, Président Conseil régional, Limousin
Claude TREMOUILLE, Vice-président Conseil régional, Limousin
Marie-Françoise PEROL-DUMONT Présidente, Conseil général Haute-Vienne
Daniel BOISSERIE, Député Haute-Vienne
André CHAPAVEIRE, 1er Secrétaire fédéral, Haute-Loire
Alain LAGARDE, 1er Secrétaire fédéral, Corrèze
Laurent LAFAYE, 1er Secrétaire fédéral, Haute Vienne
Corinne CHOCAT, Maire, Conseillère régionale, Limousin

Paris – Ile de France

Malek BOUTIH, Membre du Conseil National
Jean-Pierre MIGNARD, Membre du conseil National

Autres

Nicole FONDENEIGE, Secrétaire de la Section des Socialistes Français à Bruxelles

Le 12 Mars, je vote NON sur la liste européenne « Grand Sud Ouest » du PS !

Le 12 Mars, je vote NON sur la liste européenne  La liste européenne est tombée, brutale, injuste et visiblement mal équilibrée pour notre région..avec l’absence notable de toute perspective de député européen « en position éligible » d’Aquitaine et une façon peu élégante d’écarter deux député(e)s européens « sortants » (Savary et Patrie) ayant fait leur preuve par une action dynamique, une présence et un engagement renouvellé auprès de nos camarades du PSE.

Depuis le communiqué laconique de Solférino, des actions s’organisent et de nombreux militants, cadres/responsables du PS mais aussi des sympathisants de gauche…ont exprimé leur désaccord devant de telles pratiques, aggravées par des parachutages et la promotion douteuse par Europe « interposée » de responsables (en particulier dans le Nord) ayant couvert les fraudes de la dernière désignation interne socialiste.

Le CF et le PS33 menacent de ne pas organiser le vote interne de validation des européennes, et une pétition en faveur de Savary a été lancé avec le soutien aussi des comités locaux de DA33.

Aussi des actions « militantes » démarrent pour faire la promotion du NON (au vu du fait que les blancs, les nuls ou les abstentionistes ne servent à rien au PS et ne sont pas pris en compte) le 12 Mars dans votre section socialiste  et en particulier sur Facebook avec « militant socialiste, je voterais NON… » ! Venez y discuter et faire part de vos suggestions, vos convictions sur le sujet !

Fiers de nos convictions, de notre engagement réaffirmé auprès de Ségolène Royal…le 12 Mars je vote et je fais voter NON, en désirant faire passer un message clair à la direction socialiste pour qu’elle mette en place, enfin, le renouveau que beaucoup attendent…avec des portes et des fenêtres ouvertes ! 

Segolene en Guadeloupe, Respect et Justice

http://www.dailymotion.com/video/x8gaa7

Ségolène Royal est, à titre personnel, en Guadeloupe aux obséques du syndicaliste J.Bino (tué à Pointe à Pitre) aux côtés de ceux et celles qui souffrent dans leur quotidien d’inégalités, de discriminations,  d’une vie quotidienne difficile..mais qui malgré tout, restent dignes..fiers..responsables et partisans de la « non violence » face à un gouvernement qui joue le pourrissement de la situation, la non prise en compte des aspirations légitimes de l’ensemble de la population.

Des citoyens de Guadeloupe qui réclament, Respect et Justice…

Ni récupération politique, ni récupération personnelle..le déplacement en Guadeloupe c’est la « juste » représentation des membres de DA, des militant(e)s PS aux côtés du mouvement qui s’est levé dans les Antilles et auprès la famille du syndicaliste, malheureusement décédé dans des conditions tragiques.

Le PS a envoyé une mission reçue dans l’indifférence générale, et on mesure mieux l’étendue de la faiblesse de la direction socialiste en se référant…à la question d’un journaliste de France Inter « Pourquoi vous ne missionnez pas Ségolène pour aller en Guadeloupe ? »….Martine Aubry répondit « Il ne faut pas mettre le feu aux poudres.. »  

Ségolène Royal, en amie de la Guadeloupe…simplement présente ! 

 

La direction socialiste et..nous !

 La direction socialiste et..nous ! dans DA National danewbandeau2009

  REJOINS-NOUS EN 2009 !

Extrait du nouveau livre de Ségolène Royal « Femme Debout » (Editions Delanoel) -sortie le 5 Février 2009- :

Le congrès de Reims : « C’est terrible, un tel aveuglement. »

« Je continue à penser que je suis majoritaire. Beaucoup de gens inscrits sur les listes n’ont pas pu aller voter. Quelles que soient les circonstances de la désignation de Martine, je reste persuadée que j’avais la victoire au début de la nuit et qu’elle s’est volatilisée au petit matin. Mais les faits sont là : Martine est premier secrétaire et pas moi. Ça fait une grande différence. Ce qui fait encore plus de différence, c’est le sectarisme avec lequel nous avons été traités, mes amis et moi. C’est terrible, un tel aveuglement. Comment refuser la main de 50% des militants, voire un peu plus ? Pourquoi ? Au nom de quelle logique politique ? Il n’y en a aucune. À dire vrai, je ne comprends pas cette stratégie, si ce n’est qu’elle est motivée par mon élimination. Faire tourner la vie du plus grand parti d’opposition autour de la seule question « Comment éliminer Ségolène ? », c’est à la limite de la monomanie. (…) Avec moi, la rénovation était immédiate. Je lançais dans les cent jours une vaste campagne d’adhésion, tout le monde sur le pont à vingt euros.

Et je déménageais. Dans un lieu vaste, clair, pas tarabiscoté comme Solférino, avec ses couloirs, ses escaliers. Non, un lieu moderne, sur deux plateaux, deux étages, très lumineux. Ah, c’est certain, ça aurait grincé, chouiné, tapé du pied, mais on déménageait. (…) J’aurais appliqué illico presto la démocratie participative, j’aurais créé une université populaire, on aurait fait revenir les jeunes des banlieues, ils seraient venus militer. C’est certain. Bref, il se serait passé quelque chose, un souffle, qui ne peut pas se passer de la même manière maintenant. Ce souffle de la présidentielle qu’ils cherchent absolument à éteindre, coûte que coûte, et que j’aurais su rallumer (…)

Le soir du vote : « Avec Martine, on aurait causé, comme on dit chez moi. »

Je ne pensais pas que François Hollande changerait la règle du jeu en cours de route. Je pensais qu’il réagirait face à l’irrégularité des votes. Qu’il saisirait la proposition de Robert Badinter de faire revoter dans les sections litigieuses. Comme beaucoup de militants j’ai été stupéfaite. Mais vous savez, j’ai revu il y a quelques jours le film Gandhi de Richard Attenborough. Une phrase y revient sans cesse, « œil pour œil, et le monde serait aveugle ». Œil pour œil, c’est toujours tentant, c’est facile, mais c’est une mécanique dont il faut sortir. (…)

- On n’a pas vraiment compris ce qui s’est passé la nuit du vote. (…) Comment avez-vous passé cette soirée ?

Chez moi à Boulogne, entourée de quelques amis. En fait, François Hollande ne m’a pas contactée directement. Il a contacté mon attachée de presse en disant que la victoire était nette et incontestable. Il souhaitait me parler rapidement. J’étais en train de rédiger mon discours de victoire justement quand tout a commencé à changer. Je crois que c’est l’inversion des résultats, telle qu’elle s’est déroulée, qui a été le plus dur à vivre. C’est assez violent. Depuis la veille, je sentais que ça allait passer mais tout en restant prudente. Je sentais que tout pouvait arriver. J’avais du pif, remarquez ! (…)

Contrairement à ce que racontent certains journalistes, non, je n’ai pas fait demi-tour, rebroussé chemin. Ça n’est pas mon genre. Si j’avais quitté Boulogne pour rencontrer la presse, je peux vous dire que j’y serai allée, à la maison des Polytechniciens, et même à la questure, où était Martine, et qu’on aurait causé, comme on dit chez moi. (Sourire.) Mais à bien y réfléchir, je crois que ni elle ni moi n’étions en état de parler. D’ailleurs, les coups de fil échangés dans la nuit en disent long. Dans ces moments-là, en fait, il est inutile de parler. Voilà, tout était dit. (…)

La paix pour demain en Palestine ?

La paix pour demain en Palestine ? dans DA National dapssegolene

Oui, l’arrêt de la guerre est possible !

Quiconque est aujourd’hui sincèrement attaché aux droits légitimes des peuples palestinien et israélien – un Etat viable et souverain pour le premier, une sécurité garantie pour le second – ne peut qu’être atterré par l’offensive militaire israélienne. Révolté par le calvaire des habitants de Gaza. Angoissé pour la sûreté à laquelle aspire la population israélienne.

Il y a deux ans, je me suis rendue à Gaza et en Israël à la rencontre des dirigeants puis j’ai longuement dialogué avec des groupes de jeunes étudiants. Des deux cotés, ces jeunes parlaient avec les mêmes mots, la même passion, le même regard farouche : « On veut faire naître nos enfants dans un monde en paix et on en a assez de la peur. »

Aucune victoire militaire de Tsahal ne garantira la sécurité d’Israël. Est-il possible d’arrêter ce conflit sans fin où les chances de paix sont périodiquement gâchées, parfois des deux côtés en même temps, par le choix à répétition de la politique du pire ? Quelle solution politique, équitable et durable, le permettra ?

Après avoir en équipe écouté, observé et analysé, je vois plusieurs jalons solides d’une paix juste et durable. Les voici.

Tout d’abord, la supériorité des armes n’a jamais mis à l’abri d’une défaite politique, elle l’a même parfois hâtée et c’est encore plus vrai aujourd’hui où l’opinion mondiale, informée comme jamais, voit sur ses écrans le déluge de feu qui s’abat sur Gaza, cette immense prison à ciel ouvert asphyxiée par le blocus et quotidiennement pilonnée.

C’est l’honneur d’Israël que des voix s’élèvent en son sein pour s’opposer à une guerre qui n’atteindra aucun des objectifs, officiels et officieux, que lui assigne le gouvernement israélien : ni l’arrêt des tirs de roquette sur les villes du sud ; ni le démantèlement du Hamas, au contraire installé en fer de lance de la résistance ; ni même la restauration de la capacité de dissuasion de l’armée israélienne, ébranlée après l’invasion du Liban ; ni même le message adressé à l’Iran et au « terrorisme » car les principaux bénéficiaires de cette opération brutale et, à terme, contre-productive, ne sont ils pas les djihadistes les plus obtus et les réseaux d’Al Qaida ?

Marek Halter a rencontré à Damas Khaled Mechaal, le chef du Hamas, à la veille du déclenchement de l’offensive israélienne. Celui-ci lui a dit, rapporte-t-il, que le Hamas qui prônait jadis dans sa Charte la destruction pure et simple de l’Etat d’Israël, était aujourd’hui « prêt à un accord sur la base des frontières de 1967 ». Qu’est-ce que cela signifie ? Une reconnaissance de facto de ce que le Hamas appelle désormais « l’entité israélienne ». Ce n’est pas – pas encore – une reconnaissance de droit de l’existence de l’Etat d’Israël et de son droit à la sécurité mais, dit Marek Halter, « c’est une avancée », qui rappelle d’ailleurs celle jadis accomplie par l’OLP.

Cette reconnaissance nécessaire, n’est-il pas vain d’en faire un préalable absolu à toute discussion alors qu’elle devra faire partie du package si l’on en vient enfin à des négociations sérieuses, équitables parce que respectueuses des droits des deux peuples et impliquant leurs représentants tels qu’ils sont et non tels que les uns ou les autres les voudraient a priori ?

L’Europe doit enfin assumer avec force l’immense responsabilité historique qui est la sienne dans cet interminable conflit. Un peu d’histoire et de mémoire n’est pas inutile pour remettre les choses en perspective. Ce sont des persécutions – l’affaire Dreyfus et les pogroms tsaristes, un crime contre l’humanité – la Shoah, tous perpétrés en Europe, qui ont conduit tant de survivants à mettre leur seul espoir dans un Etat-refuge. Ne l’oublions jamais.

Les Palestiniens peuplaient cette terre réputée « sans peuple pour un peuple sans terre » et en furent massivement expulsés. Il ne s’agit pas de faire tourner la roue de l’histoire en arrière mais de ne pas oublier que, colonisations britannique et française inclues, cette histoire est aussi la nôtre.

Deux nations se sont constituées dont les peuples ont aujourd’hui des droits qui doivent être conciliés pour qu’ils puissent, l’un et l’autre, coexister dans la sécurité et la dignité.

Trop de pourparlers et d’accords de paix sont jusqu’à présent allés d’échec en échec, en dépit des rares moments où l’on s’est pris à espérer que la raison et la justice l’emportent grâce à quelques responsables suffisamment visionnaires et lucides qui, tous, ont aujourd’hui disparu et, pour certains, ont été assassinés par les extrémistes de leur camp.

Yitzhak Rabin fut l’un d’eux. Il eut le courage de comprendre que l’escalade guerrière conduisait à l’impasse politique et que la sécurité d’Israël, avec laquelle il ne transigeait pas, exigeait une perspective crédible pour les Palestiniens. Cette « doctrine Rabin » est plus que jamais d’actualité. Les grandes lignes d’une paix honorable et efficace sont connues, il n’y a rien à inventer et plus d’alibi derrière lequel se cacher pour, une fois encore, en détruire les chances.

Pour ses responsabilités passées et pour sa responsabilité présente dans l’équilibre du monde, l’Europe doit peser de tout son poids pour que cette guerre de trop qui ne règlera rien soit enfin la dernière et pour que les enfants de Sdérot et de Gaza aient enfin droit à une vie normale dans des sociétés qui ne soient plus dominées par la peur et la haine de l’autre.

L’urgence, c’est l’arrêt immédiat des hostilités suivi d’un cessez-le-feu durable, avec envoi d’observateurs ou de forces internationales chargés d’en vérifier le respect. L’urgence, ce n’est pas seulement, des deux côtés, le silence des armes : c’est aussi l’arrêt de la colonisation dans les territoires occupés et la levée du blocus qui a fait de Gaza un immense ghetto paupérisé en proie, avant même l’intervention militaire israélienne, à une catastrophe humanitaire et sociale, nourrissant frustrations et colères.

L’urgence, c’est la mobilisation conjointe et cette fois-ci déterminée de l’Europe et des Etats-Unis, en liaison avec les pays frontaliers, pour en finir avec l’immobilisme meurtrier qui, depuis 16 ans, a succédé au processus de Madrid et aux accords d’Oslo. Force est malheureusement de constater que la mission confiée par le Quartette à Tony Blair n’a, pour l’instant, rien donné d’autre qu’un piteux alignement sur les positions de l’administration Bush.

L’urgence, c’est que chacun comprenne qu’il n’a pas à choisir ses interlocuteurs dans le camp d’en face mais à prendre, tels qu’ils sont, ceux qui représentent effectivement les populations concernées. Le seul préalable à l’ouverture de premières négociations, ce doit être le cessez-le-feu. Le reste, tout le reste, doit en être l’aboutissement, de la reconnaissance d’Israël et de son droit à la sécurité aux contours d’un Etat palestinien souverain et viable.

Trop de temps perdu, trop de promesses non tenues, trop de malheur de part et d’autres et trop, aussi, de politiques inéquitables accréditant l’idée ravageuse d’un « deux poids, deux mesures » dont toujours les mêmes feraient les frais. Il est temps de stopper ce fol engrenage qui a transformé de jeunes lanceurs de pierres des Intifadas passées en bombes humaines car sinon, comme l’a très bien dit l’écrivain franco-libanais Dominique Eddé, « les jeunes oubliés de la vie seront de plus en plus nombreux à être candidats à la mort ». Non par fascination nihiliste ou par fanatisme religieux mais par conviction de n’avoir plus rien à perdre et pas d’autre moyen de faire entendre leur voix.

Il est temps de comprendre aussi qu’il en va non seulement de la sécurité d’Israël et de la dignité de la nation palestinienne mais, plus largement, de l’équilibre et de la sûreté d’un monde où l’éternisation du conflit israélo-palestinien attise le pire.

Rien ne sert de déplorer « l’importation du conflit » : à l’heure d’Internet et des medias télévisés globaux, Gaza est dans tous les foyers et dans toutes les consciences. Les humiliés s’identifient aux humiliés et jugent sévèrement la légèreté avec laquelle la plupart des gouvernements occidentaux semblent, dans cette affaire, traiter leurs propres valeurs. Voilà pourquoi ce qui se joue à Gaza, ce sont aussi nos lendemains à tous car, tôt ou tard, l’histoire présente toujours l’addition.

C’est pourquoi j’en appelle à un effort de lucidité historique et de courage politique de l’Europe, meilleur moyen d’aider Barack Obama à assumer, le jour venu, les responsabilités politiques qui sont celles de son pays.

Mahmoud Darwich, immense poète palestinien aujourd’hui disparu, disait s’efforcer d’exprimer « la conscience du perdant ». Il appelait cela « être un poète troyen », c’est-à-dire ne jamais se contenter du récit du vainqueur et de la version du plus fort. Il est temps qu’il n’y ait plus, sur la terre d’Israël et de Palestine, non pas un mais deux perdants, comme c’est le cas aujourd’hui.La paix, forcément faite de concessions réciproques, est possible à condition que la justice et l’intelligence du temps qui est le nôtre soient au rendez-vous.

Car, comme le dit le grand écrivain israélien, Amos Oz, « la vie, c’est le compromis. Et l’opposé du compromis, ce n’est pas l’idéalisme, c’est le fanatisme et la mort ».

Ségolène Royal

Les dessous de la fraude et notre position, avec JP Mignard

Les dessous de la fraude et notre position, avec JP Mignard dans DA National dapssegolene

En parcourant le web, j ai eu le bonheur de voir une longue interview de Jean Pierre Mignard sur Rue 89:
 

L article, une fois n est pas coutume, est fidèle aux propos et vous permet d avoir une bonne idée du passé (commission de recollement) et
des perspectives: 
VIDEO 1……VIDEO 2…. VIDEO 3…

En vrac, cela vous permet de répondre à quelques questions « basic » :
- Desirs d Avenir, c’est un parti pour Segolene ?
- Pourquoi n’avez vous pas porte plainte si vous etiez convaincu que le vote était faussé ?
- La commission de recollement a travaillé donc les 102 voix sont un vrai écart non ?

J’ajoute que Le journaliste Julien Martin a épluché les soi-disants résultats définitifs fournis par le PS:

Son bilan est sans appel:
- Sur l’outre mer (Guadeloupe et Nouvelle Calédonie), on rajoute 30 voix a Aubry sans preuve et on ote 20 voix à Segolene sans preuve
également
- Pas mal d autres contentieux soulevés par la motion E n ont même pas été traites…

Voilà pourquoi nous avons besoin de vous, tous pour oeuvrer au sein du PS pour que celà change…mais aussi à l’extérieur, avec tous les sympathisants de gauche, et à DA…afin de quitter les rivages conservateurs du passé (avec fausses postures, absence d’idées et de projets crédibles) promis par la direction hétéroclite du PS actuel qui refuse de prendre en compte « l’autre majorité », 50% des militants, un nombre imposants d’élu(e)s, de cadres, de secrétaires de sections de sensibilité « ségolènistes »…alors que nous sommes dignement représentés et reconnus, au niveau fédéral PS24, avec une représentation proportionnelle équitable ! 

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Ségolène

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