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Pourquoi passer son temps à justifier des capitulations devant le Sarkozysme ?

Pourquoi passer son temps à justifier des capitulations devant le Sarkozysme ? dans Congres PS 2008 capitulation De l opposition en democratie

Nous serons courts. La gauche ne doit pas s’abîmer dans une discussion creuse comme un puits sans fond sur les avantages et inconvénients de s’opposer un peu, beaucoup, à la folie ou passionnément.

http://www.dailymotion.com/video/x69g72

Fallait-il s’associer à la réforme constitutionnelle proposée par Nicolas Sarkozy ? Si la réponse a été non, la faute en revient à son promoteur. Il n’a pas su résister à la gourmandise de la majorité sénatoriale qui a sanctuarisé la Chambre haute pour se l’adjuger ad perpetuam. Ainsi, avant même d’en débattre, la moitié du Parlement avait été préemptée. La réforme pouvait discuter de tout, sauf de l’attribution du Sénat à la droite. Au moins est-on sûr qu’une majorité applaudira le président lorsqu’il viendra chercher des félicitations sur les bancs du Parlement. Il n’a pas su non plus résister à la tentation de limiter le droit d’amendement, droit fondamental des parlementaires. Curieuse conception de la revalorisation des assemblées ! La méthode elle-même supposait une conférence de consensus entre les grandes familles politiques. Le pouvoir a préféré faire son marché en débauchant ici ou là telle pièce que, à l’image d’un jeu d’échecs, on prend à son adversaire. D’emblée, c’est une stratégie de contournement des partis institués de l’opposition et de la gauche que le pouvoir a mise en place.

Enfin le succès supposait du président lui-même une exemplarité qu’on est bien en mal de trouver dans sa pratique du pouvoir. De la justice aux médias, la présidence exerce déjà une emprise que la réforme ne viendra nullement contrecarrer, puisque, en matière de nominations, la majorité parlementaire souscrira aux vœux de la présidence. D’où le verrouillage bien compris du Sénat.

Nous disons à nos amis qui s’interrogent sur la bienséance de l’opposition : pour être courtois, encore faut-il ne pas être contraint de s’excuser lorsque l’on vous a marché sur les pieds ! Nous voyons en effet peu à peu s’esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable.

La droite décomplexée suffirait au bien du peuple. Quelques-uns à gauche sont sélectionnés par elle, dès lors qu’ils consentent aux règles du jeu qu’elle leur a imposées. Tous les autres sont rejetés du côté de la force obscure. Cette concentration des pouvoirs est non seulement dangereuse, mais elle est de surcroît inapte à réformer réellement le pays. Seule la mise en mouvement de toute la société permettrait de mener des réformes justes et durables.

En fin de compte, ce pouvoir et cette droite veulent une société de la résignation. La France dévisse, l’inquiétude grandit parmi nos concitoyens confrontés à une grave crise économique, sociale et écologique. Une France inégalitaire se fabrique sous nos yeux, où tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois paient une politique dont les bénéficiaires sont les « importants » et les « puissants ». Pendant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait : suppression massive de postes dans l’éducation, cadres pressurés par l’augmentation du forfait jours, accords d’entreprises d’autant plus valorisés que le syndicalisme y est faible, couteau placé sous la gorge des chômeurs, priés d’être enfin raisonnables… Quelle fraternité peut-on espérer d’une telle déchirure ? Quel dynamisme, quelle volonté, quel espoir dans l’avenir quand tout semble joué et que les réseaux d’influence et de cooptation l’emportent sur les efforts et le travail ? Et ce n’est que le début. C’est pourquoi la domination culturelle, dans les médias notamment, est un enjeu capital car elle peut fabriquer de la résignation et brouiller la perception qu’une autre politique est possible.

La politique d’un tel pouvoir ne se divise ni ne s’épluche comme les quartiers ou la peau d’une orange. Elle est un bloc. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle se présente et qu’elle se rengorge pour reprendre, depuis un an, le même couplet inquiétant et lancinant sur la fin de la gauche ou la mort du Parti socialiste. Nous nous opposerons à chaque fois que cela sera nécessaire, sans tomber dans la première embuscade tendue. Nous nous opposerons d’autant plus fermement que nous proposerons d’autres valeurs et une autre politique : révolution fiscale, préparation de l’après-pétrole, consolidation de notre protection sociale, VIe République. Combattre et proposer vont évidemment de pair : un combat sans propositions est vain, mais des propositions qui ne sont pas forgées dans un combat politique seraient désarmées. Il n’est pas juste de confondre la fermeté avec le sectarisme. En matière de convictions, la fermeté n’est pas un réflexe conditionné, elle est une preuve, celle qui nous est demandée dès aujourd’hui par de nombreux Français qui veulent espérer; c’est elle aussi qui nous sera demandée en 2012. Voilà pourquoi nous appelons les socialistes à l’unité et au courage.

(Tribune parue dans le Monde)



David Assouline (sénateur PS, Paris), Delphine Batho (députée PS, Deux-Sèvres), Dominique Bertinoti (maire du 4e arr. de Paris), Jean-Louis Bianco (député PS, Alpes-de-Haute-Provence), Aurélie Filippetti (députée PS, Moselle), Guillaume Garot (député PS, Mayenne), Jean-Pierre Mignard (avocat), Vincent Peillon (député européen). 

Travailler Plus, Sans Blague…

Travailler Plus, Sans Blague... dans reflexions igloo 

« Travailler Plus, Pour gagner Plus.. »

( en lien la vidéo archive de l’INA sur les 35h avec F.Mitterrand..là c’était autre chose !)

La plus grande escroquerie du gouvernement Fillon et de Nicolas Sarkozy 

Le journaliste Olivier Bonnet démonte dans son dernier post les réelles intention du gouvernement Fillon vis à vis des 35h (avec la remise en cause de la durée légale du travail, et son détricotage branches par branches..) et précise le fait qu’à 39h, les heures supplémentaires ne démareront qu’à partir..de la 40éme heure de travail, et avec seulement 25% de plus.

Après les chantages à l’emploi (fermeture d’usine ou augmentation de la durée du travail et passage  à 39h, précarisation et augmentation des cadences), c’est une remise en cause fondammentale des acquis sociaux négociés par le PS et la gauche…alors que nos concitoyens ne veulent pas de « travailler plus pour gagner moins », mais d’obtenir réellement du pouvoir d’achat supplémentaire tout en ayant des loisirs, leurs ARTT et un équilibre social.

Le contraste est saisissant entre les difficultés quotidiennes des citoyens, les augmentations prévues début 2008, les remises en cause régulieres des acquis sociaux…et un Nicolas Sarkozy qui se balade à Louxor dans un Hôtel 5 étoiles, avant de revenir nous présenter ses meilleurs voeux ! 

Il est maintenant de notre devoir de sanctionner un tel gouvernement, et plus particulièrement chez nous en Dordogne (à travers ses représentants comme Darcos), de nous mobiliser fortement pour les prochaines campagnes (cantonales, municipales) et de porter la gauche/ses alliés, seuls à même de parvenir à établir un nouvel pacte social et de stopper la casse sociale entreprise par la droite.

J.Lacassagne

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Aux Armes, cotisants….

Aux Armes, cotisants.... dans reflexions bannieredda1 

 article d’Alain Armagnac de Sarlat la Caneda

 

ADHESIONS  DESIRS D’AVENIR ET PARTI SOCIALISTE..PARLONS EN !

Que faut-il penser des adhésions à 20 euros ?

N’y a-t-il pas quelque malveillance à les dévaloriser alors que le tarif « plein pot » bénéfice d’un avoir fiscal ?

Doit-on mesurer la qualité de notre militantisme au montant de notre cotisation ?

Et pourquoi ne pas décider de fixer la cotisation à 20 euros pour tous et de proposer, sur la base du volontariat, des donations défiscalisées pour tous ceux qui peuvent ?

Pourquoi adhérer à Désirs d’avenir ?

Au moment où le PS est agité par des idéologies qui s’affrontent (sur l’Europe, sur les alliances, sur l’ouverture, la mondialisation, l’altermondialisme, …), des éléphants et des éléphanteaux qui font la course pour être en tête, n’est-il pas réjouissant d’avoir un leader qui a fait ses preuves à la présidentielle et un corpus d’idées nouvelles à gauche qui ne demandent qu’a être développées ? ( ci-joint une chronique parue dans le Journal du Périgord sur le partage des responsabilités – j’en écris une chaque mois pompeusement appelée « la plume de La Boëtie »)

Porteurs d’une ligne politique qui va « de Bayrou à Bové » n’est-on pas en situation de rassembler beaucoup de monde pour faire des entrées en force au PS ?

Ségolène dans ses prises de parole n’explique-t-elle pas sur quelles bases être d’accord avec certains points de l’un et l’autre sans faire le grand écart ?

Dans l’attente de réflexions aigues et percutantes je vous fais mes amitiés périgourdines.


Ségolène

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