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UPC…lancée depuis le 13 Mai !

UPC...lancée depuis le 13 Mai ! dans UPC DA upp1

Militer aujourd’hui : Valeurs, nouvelles formes d’engagement, démocratie participative
 

Troisième session des Universités populaires participatives

samedi 20 juin 2009 Théâtre Dejazet (Paris 3è)

(1ère phase, débat de quatre semaines sur le net à compter du 13/05/2009)

« Il est temps de réaffirmer la compétence légitime des citoyens ordinaires,
ce pouvoir des « n’importe qui » toujours dénié par les élites auto-proclamées.
»
Ségolène Royal

Militer aujourd’hui : quelles valeurs ? Quelles formes d’engagement et quels outils ? Quel rôle pour une véritable démocratie participative ?  Telles sont les questions que se propose d’éclairer notre Université populaire participative du 20 Juin.

Nous lançons sur le site Désirs d’avenir les débats participatifs qui doivent nourrir cette rencontre de vos réflexions, de vos interrogations, de vos expériences et de vos témoignages. Pour l’amorcer, voici quelques questions, nullement exhaustives, sur les raisons et les façons contemporaines de s’engager ou de se désengager.

L’objectif est de faire avec vous un premier état des lieux argumenté des ressorts actuels des mobilisations citoyennes et militantes (nous n’établissons pas de frontière étanche entre les unes et les autres) :
- de ce qui les facilite et de ce qui y fait obstacle,
- de ce qui a changé ou pas,
- de ce qui marche ou pas,
- de ce qui abolit ou reproduit au sein des collectifs militants ces inégalités que nous combattons dans la société.

L’idée est d’interroger et d’analyser ensemble les motivations pour agir et les manières de s’impliquer.

Parce qu’avec Ségolène Royal, le parti-pris de Désirs d’avenir est de regarder les choses en face pour redonner à l’action politique du sens, de la légitimité et de l’efficacité. Avec lucidité car il nous faut comprendre pourquoi certaines façons de penser, de dire et de faire ne convainquent plus. Avec curiosité car nous avons choisi de militer à l’écoute de notre époque pour donner force et forme à de nouveaux possibles.

UPC et Colloque sur la Fraternité / Dates UPC

http://www.dailymotion.com/video/x952hi

 Notre première université populaire : la fraternité en débat

Chères amies, chers amis,

Notre première université populaire sur le thème de la fraternité, autour de Régis Debray et de nombreux intellectuels, a été un très vif succès.

Pendant quatre heures, nous avons écouté, appris et débattu.

Conformément à l’idéal de démocratie participative, je veux mettre l’excellence intellectuelle et universitaire à la portée de tous. C’est pourquoi les universités populaires seront toutes consultables sur internet.

Les prochaines sont déjà programmées, comme je l’ai rappelé hier en conclusion de notre travaux.

Voici les thèmes et les dates :
18 mai : Quel avenir pour les relations Afrique-Europe ? (dans la continuité du discours prononcé à Dakar, avec de grands intellectuels africains)

13 juin : Débat sur la crise économique, sociale et financière, autour de Philippe Aghion, professeur d’Economie à Harvard. Nous ferons venir face à des économistes de haut niveau, des chefs d’entreprise de PME afin de confronter l’intérêt économique avec ce que vivent au quotidien les chefs d’entreprise et leurs salariés.

20 juin : Débat sur la démocratie participative, l’engagement et les valeurs.

28 juin : Débat sur la culture, piloté par Pierre Bergé.

2ème week-end de septembre : Fête de la Fraternité, à Montpellier.

Et, en région Poitou-Charentes :
29 mai : 5ème rencontre Europe-Amérique Latine, autour du réseau de démocratie participative. Théme : démocratie participative et Internet. A Poitiers.   1, 2 et 3 octobre : avec Edgar Morin, Université populaire sur les politiques de civilisation et les sept défis de l’avenir (Economie, Sociale, Politique, Education, Environnement, Pensée et Ethique). A Poitiers.

UPC/Formes d’engagement et démocratie participative

Université participative de la connaissance Désirs d’Avenir

(coordination DA Paris / DA Poitou Charentes)

 du 11 mai au 20 juin 2009

(avec publication sur site DA national)

«Nouvelles formes d’engagement et démocratie participative»

UPC/Formes d'engagement et démocratie participative dans Congres Utile 31 da2009

« Pour aller de l’avant, il faut parfois en revenir aux sources. Comme le dit un philosophe français, Jacques Rancière, il est temps de rendre au mot démocratie « sa puissance de scandale » et de se souvenir qu’elle signifie d’abord le droit égal de « ceux qui n’ont pas de titre à gouverner » à s’occuper des affaires communes. Il est temps de réaffirmer la compétence légitime des citoyens ordinaires, ce pouvoir des « n’importe qui » toujours dénié par les élites auto-proclamées » Ségolène Royal

Le monde change. Les citoyens et les militants aussi.

On ne s’engage pas moins mais on s’engage différemment.

Ce n’est pas « la fin des militants » mais, au travail comme dans toute la société, localement comme à l’échelle de la planète, de nouvelles aspirations s’affirment, de nouveaux sujets émergent et l’on ne regarde plus tout à fait comme avant d’anciens sujets toujours actuels.

Ces mutations impactent les organisations héritières d’un long passé et s’expriment dans les profils de mouvements plus récents.

Les relations entre l’individuel et le collectif, le privé et le public, le désir d’égalité et la soif de reconnaissance, le souci de soi et le souci des autres évoluent, bousculent nos certitudes et interrogent nos pratiques.

Certains s’en alarment, déplorateurs nostalgiques de ce qui n’est plus, contempteurs expéditifs du « repli égoïste » et du « délitement du politique » ; ils n’offrent guère de clefs pour agir aujourd’hui.

D’autres, à l’inverse, parent sans recul le neuf et le « post-moderne » de toutes les vertus ; ils ne nous aident pas davantage à comprendre la complexité et les contradictions des formes contemporaines de mobilisation et de démobilisation.

Le parti-pris de Désirs d’Avenir est de regarder les choses en face pour redonner à l’action politique du sens, de la légitimité et de l’efficacité.

Avec lucidité car il ne sert à rien de se payer de mots ou de stigmatiser celles et ceux qui se détournent de façons de penser, de dire et de faire qui ne les convainquent plus : mieux vaut se demander pourquoi et en tirer d’utiles leçons. Avec curiosité car nous avons choisi de militer à l’écoute de notre temps pour donner forme et force à de nouveaux possibles.

Au coeur de notre démarche, il y a l’appel à l’intelligence collective des citoyens et des militants.

Il y a la volonté d’opposer au sentiment d’impuissance qu’attisent les désordres du monde ce que les Anglo-saxons appellent des démarches d« empowerment » (littéralement : d’enpouvoirisation), qui permettent aux écartés en tous genres des décisions et des politiques publiques de dire leur mot et de peser.

Il y a la conviction que, si la politique réclame son lot d’abnégations, le bonheur de s’engager ensemble et la fraternité scellée par une espérance capable de déverrouiller l’avenir doivent l’emporter sur le couple pervers du cynisme et de la résignation.

Voilà pourquoi la première de nos Universités Participatives de la Connaissance est consacrée à la vaste question des raisons et des façons de s’engager de nos jours, comme citoyen et comme militant. De l’un à l’autre, nous n’établissons d’ailleurs pas de frontière étanche. Et nous observons avec amusement combien la campagne d’Obama a disqualifié la fausse opposition entre « parti de supporters » et « parti de militants », cet alibi des appareils dont le pouvoir d’empêchement l’emporte sur le pouvoir d’impulsion.

Ce que nous avons amorcé avec Ségolène Royal durant la campagne présidentielle et poursuivi depuis, nous voulons l’approfondir, l’enrichir, le renforcer, l’optimiser pour pouvoir, le jour venu, battre la droite sarkozyenne.

Du Brésil de Lula aux Etats-Unis d’Obama, du Forum social de Belem aux collectifs militants, anciens et nouveaux, qui font bouger les lignes et les rapports de forces, des formes de mobilisation et de participation, variées et soucieuses d’efficacité, ébauchent une nouvelle culture politique.

La crise globale qui secoue le monde démonétise les fausses valeurs du profit court termiste et de la lutte de tous contre tous. Beaucoup, aujourd’hui, sentent le besoin d’opposer au modèle failli issu de la révolution conservatrice un « autre paradigme » qui remette les choses à leur juste place, la finance au service de l’économie et l’économie au service du développement et de l’épanouissement humains.

D’autres objectifs et d’autres méthodes, voilà l’urgence.

L’élaboration collective de ce modèle alternatif est notre raison d’être, en relation étroite et permanente avec ces citoyens qui ont bien plus à apporter que simplement la désignation périodique de leurs représentants : leur expérience, leurs savoirs, leurs désirs, leur capacité à prendre part aux décisions, leur vigilance.

C’est tout l’enjeu de cette démocratie participative qui est, pour nous, tout autre chose qu’une simple « démocratie de proximité » ou que ces simulacres de consultation sans portée opérationnelle dont les citoyens ne sont pas dupes. C’est tout l’enjeu d’engagements capables d’associer principe de plaisir et principe de réalité, initiative individuelle et discipline dans l’action, fermeté des convictions et écoute des raisons de l’autre.

C’est tout l’enjeu, aussi, du bon usage des outils d’aujourd’hui – Internet en tête – dont nous voulons exploiter à fond le potentiel de mise en relation, de discussion, de délibération, de mobilisation et d’organisation.

Voilà pourquoi nous commençons nos Université participatives de la connaissance par un débat sur les nouvelles formes d’engagement militant et la démocratie participative.

Pour le lancer, voici quelques questions en vrac dont la liste, à ce stade, n’est pas exhaustive et que vous enrichirez certainement de nombreuses autres.

Quels sont, de nos jours, les obstacles (sociaux et politiques, matériels et culturels, du côté de « l’offre » comme du côté de « la demande ») qui dissuadent de s’intéresser aux affaires communes et de s’engager ou alimentent les déceptions de ceux qui ont franchi le pas ? Quels sont, à l’inverse, les moteurs et les ressorts d’une implication civique et militante, ceux qui donnent envie et confirment, sur la durée, que ça vaut le coup ?

Que comprendre, sans préjugé passéiste ou inutilement moralisateur, des formes intermittentes de l’engagement et du « militantisme à la carte » ? Comment faire un atout d’une pluralité militante respectueuse de l’autonomie des individus et de la variété de leurs choix ? Quelles articulations optimales entre militantismes ciblés et polyvalents ? Les réseaux sont-ils la panacée ?

Quels types d’organisation et de fonctionnement au sein des collectifs militants (partis, associations, syndicats…) ou dans les dispositifs plus larges de participation citoyenne échappent le mieux à la reproduction des « biais sociologiques » qui y importent, même involontairement, les hiérarchies sociales et culturelles, les inégalités d’accès à la parole et cela même que nous refusons : la suffisance des « sachants » opposée à « l’ignorance » populaire ?

Comment, dans un parti ou un mouvement, abaisser les barrières d’entrée, symboliques et financières (dont le montant des cotisations est un aspect mais pas le seul), et rompre avec les logiques malthusiennes de l’entre soi ?

A quelles conditions (politiques, méthodologiques, procédurales) la promesse de la démocratie participative est-elle réellement tenue pour tous ? Quelles leçons tirer des expériences françaises et internationales ? Quelle évaluation comparative de dispositifs aussi différents que, d’un côté, les conseils de quartier, les conseils de jeunes ou d’anciens, les formes « soft » de consultation locale ou nationale et, de l’autre côté, les budgets participatifs, les jurys citoyens, les référendum d’initiative populaire, les assemblées participatives électroniques et autres « towns meetings » popularisés outre-Atlantique ? Quelle pertinence respective, quelles limites avérées, quelles dérives possibles ?

Comment, en même temps, ne pas plaquer sur nos concitoyens un « idéal participatif » naïf parce que déconnecté des réalités sociales, privilège de ceux qui ont le temps et se satisfont de « participer pour participer » alors que la plupart des gens ont d’autres soucis et d’autres choses à faire ? Comment faire de chaque dispositif ou moment participatif un temps vécu comme utile car débouchant sur des conséquences mesurables et correspondant à une reconnaissance non pas formelle mais réellement respectueuse de l’apport des citoyens ?

Comment permettre à tous de suivre les décisions prises en leur nom ou avec eux et d’en contrôler l’application ? Faut-il, au-delà des outils existants, inventer d’autres manières de rendre des comptes ? Comment mieux assurer la transparence et la traçabilité des décisions ? Le site créé dans cette perspective par la Maison Blanche (recovery.gov) ouvre-t-il des pistes inédites ?

En quoi les dispositifs authentiquement participatifs font-ils (un peu, beaucoup, passionnément, pas du tout…) avancer, en même temps que la démocratisation de la démocratie, la justice sociale et sa part nécessaire de redistributions bien comprises ?

Comment tirer tout le parti démocratique et militant possible des technologies actuelles de communication (Internet de l’e-mailing aux réseaux sociaux, vidéos, SMS, etc.) pour lier solidement le « on line » et le « off line », le Web et le terrain ? En prenant appui sur l’aisance virtuelle des jeunes générations mais sans oublier que la fracture numérique en barre encore l’accès à beaucoup.

Comment multiplier et fédérer de manière à la fois attractive, souple et méthodique, ces contacts multiples dont, hors périodes de campagne, nous ne prenons pas toujours assez soin ?

Comment faire d’un parti un véritable « intellectuel collectif » qui croit à la force et au partage des idées pour orienter son action ? Comment reprendre l’initiative idéologique et assumer, sans sectarisme ni réflexes pavloviens, la bataille d’idées qui est une des conditions de la victoire en 2012 ?

Comment, sur une question apparemment aussi basique que le porte-à-porte mais en réalité très révélatrice, interroger nos pratiques traditionnelles à la lumière de notre propre expérience et de la façon dont, durant sa campagne, l’équipe d’Obama en a renouvelé et systématisé la démarche ?

Dans votre expérience quotidienne sur le terrain, dans vos milieux de vie et de travail, dans vos associations, vos syndicats, au parti socialiste ou ailleurs, qu’est-ce qui vous semble définitivement dépassé ou, au contraire, le plus prometteur dans les manières de tisser des liens avec ses concitoyens, de militer, de diriger ?

Comment faire avec ce paradoxe d’une crise globale qui manifeste à quel point il est coûteux de s’en remettre aux arrogantes certitudes de quelques uns mais qui risque aussi, sur fond d’anxiété sociale, d’attiser des tentations autoritaires ? Comment, par gros temps, articuler de manière probante une démocratie plus hardiment participative et la nécessité d’un leadership fort qui trace le cap, se donne les moyens d’obtenir des résultats et, ce faisant, rassure et mérite la confiance ? Comment ne pas se contenter de dénoncer ces manières verticales de gouverner, sourdes aux difficultés du plus grand nombre, qui surjouent la force à défaut de régler les problèmes ? Comment, surtout, administrer la preuve que « partager les décisions pour prendre les bonnes » n’amoindrit pas la responsabilité politique mais la renforce et garantit mieux que l’efficacité soit au rendez-vous ?

Pour éclairer quelques dimensions du débat que nous lançons pour cette première Université participative de la connaissance, nous avons mis en ligne diverses ressources documentaires : une bibliographie indicative, des liens utiles, des notes et fiches de lecture, des interviews, des éléments juridiques et des discours de Ségolène Royal. Nous les compléterons, chemin faisant, avec votre aide.

L’objectif n’est pas de vous assommer de kilos de textes mais de permettre à celles et ceux qui le veulent de se renseigner plus avant ou de butiner avec quelques repères.

Et maintenant, c’est à vous !

Contact de l’équipe opérationnelle des Universités Participatives de la Connaissance : Pascal LOMBARDO

CA National de Desirs d’Avenir / 9 Avril

CA National de Desirs d'Avenir / 9 Avril dans DA National da2009

Le CA national de Désirs d’avenir national s’est réuni, pour la première fois après l’AG nationale, le 9 avril dernier et ces premières conclusions sont incluses dans le compte rendu joint ICI :

Les principales recommandations se résument à…

1/ refus de mettre en avant des banderoles, badges DA lors de manifestations sociales même si nous les soutenons par ailleurs, à titre individuel ou collectif (parti/syndicats), dans le cadre de notre vie professionnelle et de la défense légitime des emplois, conditions de travail.  

2/ distingo maintenant bien clair entre l’activité de l’EAG (l’Espoir à Gauche) -courant du PS-, et DA -association 1901- ouverte à tous dans un cadre de soutien durable, fidéle à Ségolène Royal. Il n’est plus toléré que des sites/blogs, revues, communiqués, badges etc.. formulent une expression ambigue DA/EAG et axent ainsi leur  façon de s’adresser à des membres DA comme à des militants PS

Globalement il ressort du CR du CA de Désirs d’Avenir National, une clarification politique necessaire entre les activités de DA et celles de l’EAG…tout en précisant leur proximité combinée à une indépendance réciproque…et ceci répond à une véritable attente des membres DA ou DA/PS.

 

Au Senegal…

Au Senegal... dans DA National dapssegolene

Discours de Ségolène Royal à Dakar

(intégralité du discours ICI)

 

 Merci, chers amis de votre hospitalité, dont je sais qu’en wolof, elle se dit teranga. Un mot magnifique qui exprime une valeur que, de longue date, les civilisations africaines exaltent. 

 Dans cette salle qui porte son nom, je pense bien sûr à l’œuvre de Léopold Sedar Senghor, à ce qu’il voulut et fit pour pour son pays.  Je pense aussi, et votre université porte aujourd’hui son nom, à Cheikh Anta Diop. 

    Je pourrais vous dire que je suis une amie ancienne et fidèle du peuple Sénégalais: mais je vous dirai beaucoup plus : je suis une fille de l’Afrique et une sœur des hommes et des femmes d’ici.  

    C’est sur votre terre que je suis née, à Ouakam. J’y ai vécu jusqu’à l’âge de deux ans. Je n’en ai pas beaucoup de souvenirs conscients. Mais tout s’est imprimé. Car on garde enfouis en soi les couleurs, les musiques, la chaleur, la lumière, les parfums engrangés dans les premiers jours de sa vie. De cette naissance j’ai toujours ressenti un profond sentiment de fierté. C’est une force d’être une citoyenne du monde et d’avoir toujours le réflexe de regarder ce qui se passe loin de nos frontières et plus loin encore dans l’hémisphère sud.  

    Avant de me lancer dans la campagne présidentielle, je suis revenue au Sénégal. J’avais besoin de retrouver mes racines et de renouer avec mes origines. A cette occasion, j’ai rencontré une femme à Thiaroye, avec une centaine d’autres. Elles avaient perdu leurs fils, noyés alors qu’ils tentaient de gagner l’Europe. Nous nous sommes longuement serrées dans nos bras. Cette femme, submergée par le chagrin, a décidé, avec d’autres, de le dépasser en s’investissant pour les jeunes de son village.    

    Nous nous sommes revus longuement hier. Que de progrès dans leurs actions dont j’avais vu les balbutiements en 2006 : activité de pêche, artisanat, alphabétisation des femmes. Avec quel courage toutes ces mères ont dépassé leurs souffrances pour prendre en main leur vie, leur subsistance, et donner à leurs enfants des raisons d’espérer et de vivre dignement de leur travail dans leur pays. 

    Ces femmes symbolisent la force des êtres humains quand ils utilisent leurs souffrances pour créer l’espoir. Quand ils agissent localement pour apaiser le monde dans sa globalité. 

    Ce n’est pas d’aujourd’hui que je parle de l’Afrique. A Villepinte, dans le discours d’ouverture de la campagne présidentielle, ce continent était au cœur de mes préocupations (« De quoi souffre-t-elle l’Afrique? D’une économie mondiale absolument débridée qui ne laisse aucune chance à des produits agricoles fragiles et incapables de rivaliser avec les politiques de pays bardés d’atouts financiers et technologiques! »). 

    Elle était là aussi, l’Afrique, dans l’ouvrage coécrit avec Alain Touraine, Si la gauche veut des idées. J’y annonçais : « L’Afrique est notre avenir. Le développement de l’Afrique sera l’oeuvre des africains » et dans Femme debout, écrit avec Françoise Degois. 

    Dans chacune de mes responsabilités j’ai toujours pensé à l’Afrique. En 1992, ministre de l’Environnement, j’avais choisi le Mali comme pays partenaire d’actions communes environnementales. Devenue ministre de l’Enseignement scolaire, j’ai pris beaucoup de soin à intégrer le Sénégal dans des actions de développement commun de l’Education, comme la bibliothèque de Ouakam. 

 

AG Nationale de Desirs d’Avenir à Paris

AG Nationale de Desirs d'Avenir à Paris dans DA National segoagda Samedi 28 mars 2009, plus de 800 membres de Désirs d’Avenir s’étaient donné rendez vous au Théatre Dezajet (Paris, place de la République) autour de Ségolène Royal, Jean Louis Bianco, Dominique Bertinotti…et ce fut un plaisir de se retrouver avec des adhérents de la France entière, dont quelques périgourdins, et de percevoir notre soif dans un Désirs d’Avenir « vivifié » mais aussi dans un autre PS, rénové, démocratique et respectueux de sa « base » militante tout en étant à l’écoute de l’attente citoyenne dans un contexte économique difficile, incertain.

Pascal Tallon, en quittant son poste de secrétaire, a bien résumé l’après midi joyeuse…« Nous, nous sommes fidéles aux rendez-vous ! »

Ségolène Royal nous l’a précisé avec force, Désirs d’avenir n’est pas un courant ou un sous-courant..du PS…et si elle a remercié vivement les membres DA qui ont accepté de prendre des responsabilités (à tous les niveaux) au sein du PS, elle nous a mis en garde contre les jeux d’appareil et les risques de s’y perdre, s’y égarer en oubliant la force de nos convictions/engagements. (petit résumé de notre AG nationale DA)

A l’évidence, plus que jamais, il est necessaire de nous recentrer sur les débats d’idées et de faire émerger à partir des régions..les UPC (les universités participatives de la connaissance) qui ont été au coeur des échanges de notre assemblée.

Les Universités participatives

de la connaissance 

de Désirs d’Avenir 

«  Etes-vous équipé, quasiment comme le serait un explorateur à la veille d’une aventure, pour survivre dans l’avenir ? Disposez-vous du matériel, des sentiments, de la force intérieure, des convictions nécessaires ? Moi, j’ai des doutes et j’ai envie de dire : réfléchissons-y ensemble ». Alain Bashung

 « Le point d’interrogation ressemble à une charrue renversée qui retourne la terre dure des vieilles croyances et la prépare pour de nouvelle
s semailles ». Saul Alinsky
On en a rêvé, on en a discuté, on y a travaillé : on passe à l’acte !

Désirs d’Avenir lance ses Universités participatives de la connaissance.
Parce que la bataille est d’abord celle des idées.
Parce qu’il faut plus que jamais, sur fond de crise globale et d’avenir incertain,  penser le monde qui vient.
Parce que les vieilles recettes ne font plus recette.
Parce que nous croyons au pouvoir de l’intelligence collective et au devoir de partager les savoirs.

Parce que c’est ensemble que nous voulons réfléchir, mettre en commun nos questions, aiguiser nos regards et affûter nos raisons pour agir juste dans le temps qui est le nôtre.
Parce que nous voulons, avec Ségolène Royal , construire un nouveau projet politique, pragmatique et radical, qui donne espoir et envie.
Cette soif de comprendre et d’échanger est notre bien commun. Nous refusons les conformismes paresseux qui dispensent de regarder en face les réalités vécues et les questions qui dérangent.

Nous sommes curieux de ce qu’explorent et expérimentent, sous d’autres latitudes, des militants qui, comme nous, ne se résignent pas aux désordres actuels.

Nous voulons croiser les expertises des scientifiques, des collectifs militants et des citoyens car nous reconnaissons à chacun sa part de compétence et de légitimité.Voilà pourquoi les Universités participatives de la connaissance de Désirs d’Avenir. Et voilà comment elles vont se dérouler.

Chaque thème sera pris en charge par une région ou deux régions partenaires, avec l’aide de l’équipe de coordination des Universités Désirs d’Avenir.

Chaque Université se déroulera en quatre temps :

1) Lancement d’un débat interactif de 4 semaines sur le site Désirs d’Avenir , à partir d’une grille de questionnements et de ressources documentaires mises en lignes à la disposition de tous.

2) Clôture du débat internautique avec mise en ligne des analyses et synthèses des contributions et des échanges.

3) Organisation dans la région-pilote d’une rencontre thématique de l’Université participative de la connaissance, ouverte à tous, nourrie par le débat qui l’a précédée sur le Net et enrichie par l’intervention de quelques « grands témoins » invités pour la circonstance (chercheurs ou experts spécialistes du sujet et acteurs impliqués : associations, syndicats, ONG, collectivités…).

4) Retransmission vidéo
de ce temps fort sur le site Désirs d’Avenir.Les trois premiers sujets retenus sont :

1) En juin : « Nouvelles formes d’engagement et démocratie participative » (organisé par Désirs d’Avenir Paris et Poitou-Charentes). 2) En septembre : « La croissance verte pour sortir de la crise par le haut » (organisé par Désirs d’Avenir Nord et Pas de Calais)3) En octobre : « Le bonheur éducatif existe-t-il ? » (organisé par Désirs d’Avenir Ile de France)

Contact de l’équipe opérationnelle des Universités Participatives de la Connaissance : Pascal LOMBARDO

agda dans DA National

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