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Une équipe porte la motion E…avec vous, le 6 novembre !

Une équipe porte la motion E...avec vous, le 6 novembre ! dans Congres PS 2008 uneequipemotione

LA MOTION E….UNE EQUIPE, DES PERSONNALITES,

DES GENERATIONS DIFFERENTES

ET UNE UNITE POUR LA RENOVATION DU PS 

Le 28 octobre à Paris. De gauche à droite, Guillaume Garot, Delphine Batho, Julien Dray, Michèle Delaunay, Vincent Feltesse, Jean-Louis Bianco, David Assouline, Ségolène Royal, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Dominique Bertinotti, Jean-Jack Queyranne, Patrick Mennucci et Manuel Valls.

 http://www.dailymotion.com/video/x792g1

LA CLARTE DE NOS INTENTIONS ET DE NOS ENGAGEMENTS…

AVEC VINCENT PEILLON (Lyon 28/10/2008)

Résumé de la Motion E

MOTION E « L’ESPOIR A GAUCHE, FIER(E)S D’ETRE SOCIALISTES » 

Premier Signataire :Gérard Collomb

Soutenue par Ségolène Royal

CONGRES DE REIMS 14/16 NOVEMBRE 2008 

Chers ami(e)s, chers camarades

Les militants du Parti socialiste ont une chance, au Congrès de Reims, d’instaurer un socialisme réformiste, respectueux de la personne, défendant les plus faibles, innovateur en économie et initiateur d’un monde plus juste. Pour saisir cette chance, nous vous invitons à signer la motion L’espoir a gauche, fier(e)s d’être socialistes.

INVENTER UN MONDE NOUVEAU, COMBATTRE ET PROPOSER 

Parce que la mondialisation est là, et que nous devons l’affronter, nous voulons redéfinir une politique de Gauche dans une économie globalisée et dans la conscience aiguë que notre responsabilité envers les générations futures n’a jamais été aussi forte. Face à des crises financières violentes et frappant par contagion tous les pays du monde, mettons fin à la dérive spéculative ! Une nouvelle stratégie économique de gauche est possible : mieux produire les richesses avant de bien les redistribuer. Allons vers une économie de pointe en disant oui à l’innovation des PME et non à l’économie de rente : comme les élus socialistes le font dans les territoires, soutenons la production de richesse et d’emploi par une nouvelle politique industrielle avec la création d’une banque publique des PME et le recentrage des aides sur une économie de l’innovation. Faisons le pari de l’enseignement supérieur et de la recherche, en intégrant les grandes écoles aux universités, en revalorisant le statut du chercheur et en renforçant les programmes européens de recherche et développement.

 RECONCILIER DYNAMISME ECONOMIQUE ET PROGRES SOCIAL : UN ETAT PREVENTIF ET INNOVATEUR

Un modèle social gagnant suppose une économie redevenue performante. Agissons vraiment contre la vie chère, en réglementant les abus bancaire, en créant une action de groupe à la française et en faisant respecter les obligations de construction de logements sociaux. Rééquilibrons le rapport capital/travail par un dialogue social efficace avec des partenaires sociaux reconnus. Ayons le courage de proposer enfin une fiscalité juste, en rétablissant la vérité fiscale pour tous et en réhabilitons un grand impôt progressif fusionnant l’IR et la CSG, sans niches fiscales, prélevé à la source au niveau de l’individu et non du couple, pour ne pas pénaliser l’activité des femmes. Revendiquons le droit des travailleurs à être bien formés avec des entreprises compétitives, en instaurant un capital formation personnel et en créant un véritable service public de la sécurisation des parcours professionnels. Nous soutenons l’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation, pour rendre les femmes et les hommes plus égaux dans l’exercice de leur liberté en créant un service public de la petite enfance; en limitant le nombre d’élèves par classe de ZEP, en développant le soutien scolaire individuel et gratuit, en accordant un droit individuel à un capital études. Repensons sans tabou la sécurité sociale pour la sauver, en rétablissant l’égalité des Français face à la santé ; en réhabilitant l’hôpital public; en proposant une véritable politique de prévention. Osons enfin une réforme socialiste que les Français attendent depuis longtemps et bâtissons un système de retraite par répartition transparent, universel et personnalisé, avec des comptes individuels de cotisations valorisant la pénibilité des tâches.

L’URGENCE ECOLOGIQUE 

Préparons dès maintenant l’après pétrole par un développement massif des énergies renouvelables et des transports propres, financés par les rentes de Total et une fiscalité verte. Réduisons notre consommation d’énergie avec un grand projet d’isolation de l’habitat ancien et faisons du défi écologique un levier de croissance verte. Modifions notre rapport à l’espace en évitant l’étalement urbain, en favorisant les circuits courts producteurs consommateurs ainsi qu’une agriculture respectueuse de son environnement. ET

ALLER VERS UNE SOCIETE APAISEE ET FAVORISER L’EMANCIPATION 

Un nouveau projet de société est possible. Favorisons la mixité sociale pour éviter la ghettoïsation, par le développement du logement social et le droit à la mobilité dans les quartiers urbains. Assurons les solidarités numériques, par une stratégie d’accès du plus grand nombre au haut débit avec un tarif social. Osons un nouveau regard sur l’immigration, en rappelant son apport majeur à la richesse de la France et en remplaçant une police des migrations immorale et inefficace par une politique des migrations européenne, permettant un aller-retour sécurisé pour les emplois saisonniers, régularisant en fonction de critères clairs et promouvant le co-développement. Prévenir la violence est dans la tradition d’une Gauche qui lutte contre la brutalité des rapports humains et qui en protège les victimes – jeunes, femmes ou personnes discriminées en raison de leur orientation sexuelle. Promouvons une prévention précoce grâce à l’encadrement éducatif renforcé. Développons la police de quartier et assumons les sanctions précoces et rapides. Systématisons enfin les alternatives à la prison. Luttons contre les discriminations, car les inégalités femmes-hommes perdurent, en matière de pauvreté et de violences conjugales. Le mariage et l’adoption doivent être ouvert pour les couples de même sexe. Redonnons enfin toute leur place aux artistes et à la culture, à la création, au rêve et soutenons les cultures émergentes et la pratique artistique à l’école. Reconnaissons la diversité comme une chance, la France métissée comme un atout et l’harmonie des générations comme notre garantie : en tant que socialistes, assumons avec lucidité une histoire partagée, pour une France accueillante à tous les siens. Concrétisons l’idéal républicain en créant une cérémonie républicaine pour les 18 ans et un service national civique obligatoire. Affirmons que la laïcité est garante de la République, et que la loi de 1905 doit être fermement défendue de même que l’universalité des services publics.

OSER ENFIN LA DEMOCRATIE JUSQU’AU BOUT 

Mieux maîtriser nos choix collectifs, sans ignorer le vécu réel des citoyens, c’est faire de la République une réponse d’ensemble. Modernisons le Parlement par la constitution de commissions parlementaires avec des forums citoyens et par la démocratisation du Sénat. Faisons confiance aux élus locaux, en clarifiant les répartitions de compétence, en inventant de nouveaux équilibres autour des services publics de proximité, en renforçant la solidarité financière entre territoires et en donnant aux étrangers le droit de vote aux élections locales. Pour associer directement les citoyens à la construction de l’intérêt général, encourageons la démocratie participative avec des méthodes qui ont fait leur preuve chez nos voisins européens. Garantir la liberté de la presse importe autant que la défense du suffrage universel.

Au-delà de nos frontières, mettre la démocratie au secours de l’Europe c’est reconnaître que l’Europe est notre avenir mais aussi assumer l’échec d’une méthode apparue lors des derniers référendums : trop d’attention portée aux institutions et pas assez au contenu du projet européen. Faisons avancer l’Europe sociale et l’intégration européenne en ouvrant un débat sur l’avenir de l’Union, en assumant le principe de coopérations renforcées et en favorisant le dialogue social européen. Parce qu’il n’y aura pas de sécurité durable sans un ordre mondial juste, nous voulons des institutions internationales à la hauteur de leurs missions. Nous proposons une nouvelle architecture de sécurité, appuyée sur une défense européenne et revendiquons la consécration des règles environnementales et sociales à l’OMC, ainsi que la remise du FMI au service du développement humain. Nous voulons enfin rendre plus juste la composition du Conseil de sécurité de l’ONU.

FAIRE DU SOCIALISME UN FORCE NEUVE DANS LE SIECLE 

Nous devons saisir la chance du Congrès de Reims pour rebâtir un grand parti porteur d’espoir, démocratique, populaire et de mobilisation sociale, en mettant en place un collectif de travail autour d’une équipe dirigeante et d’un leader, dans la fidélité aux valeurs, en faisant contribuer chacun au pouvoir politique par la démocratie participative, en inventant de nouveaux liens du parti avec la société par un droit d’interpellation des associations et syndicats lors des congrès et conventions. Développons de nouvelles formes de militantisme en encourageant la mobilisation des militants du PS dans les réseaux de solidarité et renforçons la formation et à la culture politique, par la  mise en place une université socialiste de la connaissance.

Conscients que la politique par la preuve se fait au quotidien dans les territoires, dans la nécessaire cohérence entre les alliances conclues au niveau local et national, nous proposons un parti décentralisé qui donnera plus de poids aux intelligences territoriales, en renforçant les responsabilités des fédérations en région ; en faisant fonctionner le parti de manière ascendante, par un appui confiant sur les élus. L’objectif à atteindre est celui d’un parti puissant, dépassant 30% des voix, qui soit un parti de mobilisation de la société française. Une des conditions de réussite est de redonner au Parti son crédit moral en assurant le respect des militants. Nous proposons une stratégie claire et cohérente d’alliances consistant à fédérer la gauche, dans la fidélité à la stratégie d’Épinay, et attirer les démocrates ; ceci en évitant le double langage des alliances locales ouvertes et du sectarisme national. Nous proposons enfin d’ouvrir le parti par l’augmentation massive du nombre des adhérents avec la généralisation de la carte à 20€ et l’organisation des primaires.

LES PREMIERS SIGNATAIRES

François Rebsamen, Vincent Peillon, Delphine Batho, Jean-Noël Guérini, Manuel Valls, Najat Vallaud Belkacem, Jean-Jack Queyranne, Aurélie Filipetti, Samia Ghali, Louis Mermaz, Robert Navarro, Hélène Mandroux, Eric Andrieux, Pascal Terrasse, David Assouline, Yvette Roudy, Julien Dray, Alda Péreira Lemaître, Dominique Bertinotti, Guillaume Garot, Jean-Pierre Mignard,Jean-Louis Bianco. 

Pourquoi passer son temps à justifier des capitulations devant le Sarkozysme ?

Pourquoi passer son temps à justifier des capitulations devant le Sarkozysme ? dans Congres PS 2008 capitulation De l opposition en democratie

Nous serons courts. La gauche ne doit pas s’abîmer dans une discussion creuse comme un puits sans fond sur les avantages et inconvénients de s’opposer un peu, beaucoup, à la folie ou passionnément.

http://www.dailymotion.com/video/x69g72

Fallait-il s’associer à la réforme constitutionnelle proposée par Nicolas Sarkozy ? Si la réponse a été non, la faute en revient à son promoteur. Il n’a pas su résister à la gourmandise de la majorité sénatoriale qui a sanctuarisé la Chambre haute pour se l’adjuger ad perpetuam. Ainsi, avant même d’en débattre, la moitié du Parlement avait été préemptée. La réforme pouvait discuter de tout, sauf de l’attribution du Sénat à la droite. Au moins est-on sûr qu’une majorité applaudira le président lorsqu’il viendra chercher des félicitations sur les bancs du Parlement. Il n’a pas su non plus résister à la tentation de limiter le droit d’amendement, droit fondamental des parlementaires. Curieuse conception de la revalorisation des assemblées ! La méthode elle-même supposait une conférence de consensus entre les grandes familles politiques. Le pouvoir a préféré faire son marché en débauchant ici ou là telle pièce que, à l’image d’un jeu d’échecs, on prend à son adversaire. D’emblée, c’est une stratégie de contournement des partis institués de l’opposition et de la gauche que le pouvoir a mise en place.

Enfin le succès supposait du président lui-même une exemplarité qu’on est bien en mal de trouver dans sa pratique du pouvoir. De la justice aux médias, la présidence exerce déjà une emprise que la réforme ne viendra nullement contrecarrer, puisque, en matière de nominations, la majorité parlementaire souscrira aux vœux de la présidence. D’où le verrouillage bien compris du Sénat.

Nous disons à nos amis qui s’interrogent sur la bienséance de l’opposition : pour être courtois, encore faut-il ne pas être contraint de s’excuser lorsque l’on vous a marché sur les pieds ! Nous voyons en effet peu à peu s’esquisser un régime politique de type nouveau, qui entend concentrer tous les pouvoirs, pour installer une domination idéologique et culturelle durable.

La droite décomplexée suffirait au bien du peuple. Quelques-uns à gauche sont sélectionnés par elle, dès lors qu’ils consentent aux règles du jeu qu’elle leur a imposées. Tous les autres sont rejetés du côté de la force obscure. Cette concentration des pouvoirs est non seulement dangereuse, mais elle est de surcroît inapte à réformer réellement le pays. Seule la mise en mouvement de toute la société permettrait de mener des réformes justes et durables.

En fin de compte, ce pouvoir et cette droite veulent une société de la résignation. La France dévisse, l’inquiétude grandit parmi nos concitoyens confrontés à une grave crise économique, sociale et écologique. Une France inégalitaire se fabrique sous nos yeux, où tous ceux qui ont du mal à boucler leurs fins de mois paient une politique dont les bénéficiaires sont les « importants » et les « puissants ». Pendant les travaux constitutionnels, le détricotage des droits sociaux continuait : suppression massive de postes dans l’éducation, cadres pressurés par l’augmentation du forfait jours, accords d’entreprises d’autant plus valorisés que le syndicalisme y est faible, couteau placé sous la gorge des chômeurs, priés d’être enfin raisonnables… Quelle fraternité peut-on espérer d’une telle déchirure ? Quel dynamisme, quelle volonté, quel espoir dans l’avenir quand tout semble joué et que les réseaux d’influence et de cooptation l’emportent sur les efforts et le travail ? Et ce n’est que le début. C’est pourquoi la domination culturelle, dans les médias notamment, est un enjeu capital car elle peut fabriquer de la résignation et brouiller la perception qu’une autre politique est possible.

La politique d’un tel pouvoir ne se divise ni ne s’épluche comme les quartiers ou la peau d’une orange. Elle est un bloc. C’est d’ailleurs ainsi qu’elle se présente et qu’elle se rengorge pour reprendre, depuis un an, le même couplet inquiétant et lancinant sur la fin de la gauche ou la mort du Parti socialiste. Nous nous opposerons à chaque fois que cela sera nécessaire, sans tomber dans la première embuscade tendue. Nous nous opposerons d’autant plus fermement que nous proposerons d’autres valeurs et une autre politique : révolution fiscale, préparation de l’après-pétrole, consolidation de notre protection sociale, VIe République. Combattre et proposer vont évidemment de pair : un combat sans propositions est vain, mais des propositions qui ne sont pas forgées dans un combat politique seraient désarmées. Il n’est pas juste de confondre la fermeté avec le sectarisme. En matière de convictions, la fermeté n’est pas un réflexe conditionné, elle est une preuve, celle qui nous est demandée dès aujourd’hui par de nombreux Français qui veulent espérer; c’est elle aussi qui nous sera demandée en 2012. Voilà pourquoi nous appelons les socialistes à l’unité et au courage.

(Tribune parue dans le Monde)



David Assouline (sénateur PS, Paris), Delphine Batho (députée PS, Deux-Sèvres), Dominique Bertinoti (maire du 4e arr. de Paris), Jean-Louis Bianco (député PS, Alpes-de-Haute-Provence), Aurélie Filippetti (députée PS, Moselle), Guillaume Garot (député PS, Mayenne), Jean-Pierre Mignard (avocat), Vincent Peillon (député européen). 


Ségolène

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